Mise à jour de mon écosystème de projets

Il fait chaud, et ça dure... En ce qui me concerne (et malgré ma situation très privilégiée), j'ai beaucoup de mal à travailler sur des projets complexes, à écrire des articles de fond. Alors en attendant, j'ai pris le temps de consolider mon petit écosystème de projets, et dans ce billet, je voudrais vous le (re)partager.

📻 Article écrit avec toute la BO de House of Dragons/Game Of Thrones de Ramin Djawadi dans les oreilles

Mon écosystème de projets

Le site : ma vitrine et mes réflexions sur le numérique

Je commence avec mon site principal, louisderrac.com. Comme indiqué dans un précédent billet, ce site s'était beaucoup trop complexifié avec le temps, la rédaction d'articles et les divers contenus partagés. Il se concentrera désormais sur l'objectif de partager mes réflexions et mes ressources sur l'éducation au numérique et le numérique acceptable. Il sert également de vitrine pour mes services d'indépendant engagé.

Le blog : mon espace plus personnel

Mon blog, blog.louisderrac.com, sur lequel vous êtes présentement me permettra d'écrire sur tous les sujets qui m'intéressent, et pas que sur le numérique. D'aller vers les enjeux écologiques, la parentalité, les transitions, la robustesse, etc. Séparé et moins visible que mon site, le blog me permettra aussi d'écrire plus librement, sans crainte de trop bousculer les lectrices et lecteurs de mon site, qui se sont habitués à me lire sur certains sujets en particulier.

La veille : le partage de mes lectures

Depuis 2022, je partage dans ma veille les articles qui m'ont intéressé, stimulé. Mais aussi les trouvailles que j'ai faites et que j'ai envie de mettre en avant. J'y rédige des micro-billets parfois aussi, pour réagir à l'actualité. 2 155 partages à date, et ça continue !

Numériquoi : ma ressource éducative libre

C'est décidé, Numériquoi est l'endroit où je concentrerai désormais toutes mes ressources partagées en CC BY SA. Il s'agit d'une ressource éducative libre, propulsée par Yeswiki, en partie contributive. Je vais profiter de la reprise de mes activités d'enseignement pour réfléchir à mettre à jour et étoffer cette ressource, pourquoi pas en impliquant mes étudiant·es !

Resnumerica : mon offre de services aux organisations d'intérêt général

Pour pouvoir proposer mes services à des organisations d'intérêt général sans forcément passer par mon site qui 1. est très marqué en terme d'engagement et 2. est très centré sur moi et mon nom, j'ai repris le nom Resnumerica (la « chose numérique »). Ce nom, que j'affectionne beaucoup, était en friche avec la mise en sommeil progressive de l'association du même nom (qui a d'ailleurs été dissoute depuis, même si une petite communauté reste active sur Framateam). Ce site dédié et cette identité me permettent d'adapter plus facilement mon langage et mes services à des moyennes et grosses organisations pas forcément très militantes, sans renier mes valeurs, mon engagement, et les travaux engagés nominativement depuis des années sur mon site personnel.

Alternatives numériques : mon média alternumériste grand public

Je suis également en train de relancer Alternatives numériques, initié en 2022. Désormais basé sur Ghost (pour permettre l'abonnement gratuit et payant notamment, mais aussi un système de commentaires intégrés), j'ai de belles ambitions pour ce média dont le positionnement (alternumériste non libriste, grand public, geek tendance technocritique, etc.) me semble manquant dans l'écosystème francophone. Avec plusieurs articles par mois, à la fois de réflexion, de découverte d'alternatives concrètes mais aussi d'imaginaires, j'espère en tirer une partie de mes revenus, comme je l'avais annoncé dans cet article. Alternatives numériques, c'est aussi la création d'une communauté sur Framateam, pour pouvoir échanger et partager librement réflexions et conseils pratiques, et créer un réseau d'entraide alternumériste.

Arclunum : mon offre pour accompagner indépendants et petites structures en Savoie

Enfin, et de manière un peu plus discrète, j'ai lancé une « marque » dédiée à mon activité d'accompagnement en Savoie. Je l'ai nommée Arclunum, pour Arclusaz numérique, en référence à la dent de l'Arclusaz qui domine la combe de Savoie où j'habite depuis quelques années. Je vous en parle ici, mais en dehors de la Savoie, Arclunum n'a pas vraiment vocation à être identifiée sur le web mondial. C'est la raison pour laquelle je me suis permis de garder le même logo/favicon entre Arclunum et mon site personnel. Si vous naviguez sur le site, vous constaterez rapidement que le discours est très pratico-pratique et peu militant. C'est tout à fait voulu : au travers d'Arclunum, je ne m'adresse pas du tout aux mêmes personnes qu'avec Resnumerica ou au travers de mon site personnel.

Un écosystème de logos cohérents...

J'ai voulu que mes différents projets adoptent une certaine cohérence graphique, pour qu'on y repère ma patte au premier coup d'oeil. Je suis reparti des couleurs qui caractérisent déjà depuis quelques années les illustrations de mes articles. Vous savez, ces illustrations « tramée » (dithered en bon anglais) en bleu et jaune ? D'ailleurs, pour info puisqu'on me demande régulièrement mon modus operandi, je récupère presque toujours mes images sur Unsplash (ou une autre banque d'images libres), et je les trame ensuite sur Dither It.

Partant de ce duo de couleurs volontairement reconnaissable, j'ai conçu un logo pour chacun de mes projets. Mon idée était que chaque logo soit indépendant et autoporteur, mais que pour celles et ceux qui me connaissent, le lien entre les projets soit visible.

En toute transparence, j'ai généré cet écosystème de logos avec Claude Design. Comme je l'écris dans une page dédiée de mon site, et comme vous l'imaginez sans doute, j'ai un rapport très ambivalent (c'est une litote, sic) vis-à-vis des IAgen... Mais force est de reconnaître, comme beaucoup d'autres technocritiques l'ont déjà fait, que je n'aurais pas pu réaliser ces logos autrement. Je n'aurais pas eu les moyens financiers d'engager un·e illustrateurice pour ça, clairement (si un jour je suis suffisamment soutenu sur tous mes projets bénévoles, ce serait avec plaisir évidemment !). Et je n'aurais pas été capable de les réaliser moi-même. En revanche, un outil technique m'a permis de le faire. En ce sens, à une échelle individuelle et égoïste, cet outil m'a offert de nouvelles capacités émancipatrices.

Que les plus technocritiques se rassurent (et aillent lire ma page sur les intelligences artificielles), cela ne m'empêche pas d'être conscient des enjeux des IAgen et de désirer leur régulation stricte, voire leur interdiction. Simplement, je pense que le boycott solitaire (ou ultra-minoritaire) a ses limites politiques... Mais je digresse ! On en reparle avec plaisir sur les réseaux (le plus pratique pour moi étant la communauté Alternatives numériques sur Framateam, pour des messages longs et en fils de discussion) !

... pour des projets complémentaires et de mieux en mieux définis

Ce travail estival m'a permis d'arriver à un niveau d'affinage assez satisfaisant de mes différents projets. Tout peut bouger, car les choses bougent, mais les choses se structurent et certaines intuitions se confirment, c'est encourageant. Je fais aussi le constat que mes projets sont cohérents les uns avec les autres. Ce n'était pas évident, car j'ai tendance à lancer des projets instinctivement, sans vraiment m'astreindre à une grande stratégie surplombante.

Le fait de distinguer mon site et mon blog est une libération. J'aurais du le faire bien plus tôt. Je l'écrivais récemment à un lecteur : « séparer mon blog et mon site m'apparait aujourd'hui comme une évidence. Cela libère déjà mon écriture. La prochaine étape, un jour, sera d'écrire sous un pseudonyme (non genré), pour être (presque) totalement libre ».

La création de mes « marques de services », Resnumerica d'un côté, Arclunum de l'autre, est également un motif de satisfaction. Cela me permet d'étoffer mon offre en direction de publics différents, tout en séparant cette dimension « commerciale » de mon travail de réflexion militant, désormais au coeur de mon site personnel.

Enfin, Alternatives numériques est un projet journalistique (entre le blog et le média) qui m'enthousiasme réellement. Je suis heureux d'y avoir consacré du temps dans l'été, et j'espère (grâce à votre soutien) pouvoir m'offrir la possibilité de continuer à le faire.

À suivre !